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Mercredi 23 avril 2008

D'après un article de "La Tribune", cette 10ème édition aura permis de faire le point sur le rapport syndic-copropriétaires.



La Tribune - 11/04/08

Copropriétés, l'insatisfaction gronde

Les 10 es Entretiens franciliens de la copropriété se sont attachés à la question du " vivre la copropriété au quotidien ". Deux voies d'amélioration sont envisagées.

Les syndics ne servent à rien ! " Ce sont en substance les termes scandés par les quelque 500 participants aux 10 es Entretiens franciliens de la copropriété organisés par la Fnaim, le 29 mars. Objectif affiché de cette rencontre entre copropriétaires et représentants des organisations patronales de l'immobilier : faire le bilan de l'évolution de la copropriété dans notre pays et des relations des Français avec l'immobilier.

En fait, cet après-midi a principalement porté sur la relation des copropriétaires avec leur syndic. En la matière, on est loin de la vision idyllique relatée par la Fnaim dans un film sur les rapports du conseil syndical avec le syndic. Premier grief évoqué par la salle : le manque de disponibilité de ce professionnel, qui se traduit trop souvent par le basculement des communications téléphoniques sur un répondeur. De cette indisponibilité naît le sentiment des copropriétaires de le payer à ne rien faire et d'être obligés de réaliser tout le travail à sa place. Ajoutons à cela le reproche tenant à l'incompétence des gestionnaires d'immeubles et l'on aura compris que ce colloque s'est déroulé sous le signe des récriminations.

Un contexte qui n'a pas empêché certains professionnels de soutenir que la mauvaise image dont ils pâtissent est en grande partie due à " la déferlante médiatique de ces dernières années, qui n'est faite que pour vendre les journaux, alors que ce sentiment ne se retrouve pas dans les assemblées générales ". La lucidité a pourtant prévalu lorsqu'il s'est agi de reconnaître un manque généralisé de disponibilité...

FAVORISER UN CHOIX ECLAIRE DES PROPRIETAIRES

Mais les coûts de gestion élevés, avancés pour justifier cet état de fait, semblent exclure l'évolution vers un travail individualisé sans une augmentation du coût de base des honoraires de syndic. À ce stade, hormis le recours plus intensif aux nouvelles technologies pour mettre en place une meilleure communication entre copropriétaires et cabinets de gestion, aucune voie d'amélioration ne s'est fait jour.

Cependant, deux éléments sont porteurs d'espoirs pour les copropriétaires. En premier lieu, le contrat-cadre de syndic, élaboré par la Fnaim sur la base des recommandations du Conseil national de la consommation, devrait, s'il est adopté largement par la profession, permettre une meilleure concurrence et favoriser un choix éclairé des copropriétaires. En outre, soucieux d'assainir la profession, Marcel Ricart, président de la Chambre Fnaim Paris-Île-de-France, s'est dit satisfait des nouveaux pouvoirs de sanction récemment accordés à la DGCCRF.

Un pas de plus semble possi-ble pour améliorer la qualité du service. André Philippe, vice-président de l'Association des responsables de copropriété, rappelle à cet égard que " le label qualitésyndic, résultat d'un accord unanime entre les professionnels et l'organisme Qualité France, esten sommeil après avoir été adopté en son temps par 300 cabinetsde syndics ". Et de conclure qu'il faut le remettre sur le tapis pour faire avancer la profession. À bon entendeur...

PATRICIA ERB

Lien permanent vers cet article : http://www.latribune.fr/info/20080411U7DKRAF
Par Régis POUESSEL - Publié dans : Infos
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